ENTREPRISE RESPONSABLE

Numéro 1

Comment les moteurs de recherche peuvent-ils valoriser les actions climatiques des entreprises et la RSE ?

Le moteur de recherche ecosia.org évalue et affiche désormais l’action climatique des entreprises dans ses résultats avec un badge affichant une notation environnementale.

Le moteur de recherche qui plante des arbres pour compenser nos requêtes vient d’ajouter un nouveau badge évaluant les engagements climatiques des entreprises les plus recherchées sur Ecosia.

La « note d’engagement climatique » montre l’évaluation de la réponse publique de l entreprise pour faire face à la crise climatique, tel qu’un engagement à réduire ou à compenser les émissions.

La note tient compte de la crédibilité et de l’ambition de ces promesses, ainsi que de leurs implications pour le réchauffement climatique.

« Pour que la note soit claire, nous avons attribué à chaque réponse une note sur une échelle de A à F, que vous pouvez voir à côté de vos résultats de recherche. La meilleure note possible est A qui correspond à une réponse « Leading » et la pire note possible est F qui signifie une réponse « Failing ». » affirme le moteur de recherche.

Grade A ou « Leading response » est une entreprise qui s’engage à réduire ses émissions globales d’au moins 50 % et à atteindre zéro émission nette d’ici 2030. Sur la bonne voie avec les progrès vers les objectifs.

Ce système innovant si il se développe va permettre de choisir plus facilement les entreprises les plus responsables en un clic.

Il pourra être complété par des critères #ESG et ou #cyberscore par exemple pour que les utilisateurs puissent plus facilement choisir et soutenir par leurs achats les entreprises les plus responsables et engagées vers les ODD.


Pourquoi la cybersécurité est-elle un enjeu RSE pour les PME ?

86 % des décideurs considèrent que la stratégie ESG et la transformation numérique sont intimement liées, selon l’étude KPMG du 7 octobre 2022.

La cybersécurité est l’une des clé pour réussir les deux et se lancer dans une démarche de responsabilité numérique des entreprises.

Les entreprises ont tout intérêt à renforcer leur cybersécurité, bien sur, pour des raisons de résilience pour protéger leurs actifs, mais aussi pour faire face à plusieurs évolutions réglementaires en cours, telles que la directives NIS, SRI, CER ou Digital operational résilience…

Ces réglementations concernent les banques et les grands opérateurs d’importance vitale. Mais par viralité du renforcement de la cybersécurité et de la RNE, les grands opérateurs vont devoir acheter et contractualiser avec les entreprises les plus solides et répondant à des critères de durabilité des activités.

Il est donc nécessaire d’engager une réflexion dès à présent pour anticiper ces évolutions.


Les français réclament une responsabilité territoriale des entreprises

« La quasi-totalité des Français (96%) estiment que les entreprises se doivent d’avoir une responsabilité territoriale, et les deux tiers indiquent même que cela est essentiel (64%) » révèle l’enquête Toluna, Louis Harris pour ESS France publiée le 27 octobre.

Les plus petites entreprises sont mieux perçues dans leurs actions de responsabilité envers les acteurs du territoire.

Plus de 3 sondés sur 4 déclarent que les Très petites entreprise TPE (76%) et les PME (79%) font preuve de responsabilité à l’égard des territoires sur lesquels elles sont implantées.

Moins d’1 Français sur 2 partage ce constat envers les multinationales (43%).

Ce sont les plus jeunes se montrent néanmoins moins critiques que la moyenne à l’égard des plus grandes entreprises : 71% d’entre eux partagent le sentiment que les ETI font preuve de responsabilité territoriale (contre 61% en moyenne), 62% pour les grandes entreprises (contre 52%) et 59% pour les multinationales (contre 43%).

Ces chiffres montrent tout le potentiel des PME dans les actions positives pour se différencier.

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ODD : Les entreprises font surtout de la communication

Les principaux ODD selon BL Evolution

« 92% des entreprises du SBF 120 citent des ODD dans leur rapport 2022, soit 7% de plus que l’an dernier » affirme le Baromètre annuel ODD & Entreprises 2022 de BL évolution.

Poussées par la règlementation, les entreprises s’appropriant les ODD sont désormais largement majoritaires, avec une progression de 109% du nombre d’entreprises utilisant les ODD dans leur
Déclaration de performance extra-financière (DPEF) sur la période 2015-2021.

« Malgré l’intérêt grandissant des entreprises du SBF 120 qui sont toujours plus nombreuses à les mentionner, les ODD servent
davantage comme outil de reporting et seule trois entreprises revoient leur stratégie RSE à partir des ODD » constatent les auteurs de BL évolution.

L application de la CSRD en janvier 2023, y compris pour les entreprises de 500 salariés, va améliorer l intégration claire d’objectifs de développement durable dans la stratégie des entreprises entreprise et la mise en place et le pilotage de cette stratégie.

La nouvelle directive va améliorer la communication envers les parties prenantes grâce à une stratégie et mesure précise des performances en matière de développement durable


Quelles obligations pour le climat et la lutte contre le réchauffement dans les publications extra-financières ?

Les exercices des entreprises qui publient une DPEF, depuis le 1er juillet 2022, sont tenus de réaliser et de publier un bilan carbone et élargir au scope 3 tel le transport.

Les entreprises concernées sont celles dont le bilan est de 100 millions d’euros à la clôture, de 100 millions d’euros pour le montant net du chiffre d’affaires avec un seuil moyen de 500 salariés.

Les réglementations applicables en la matière en France sont la loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte qui impose la la prise en compte des émissions indirectes significatives sur l’ensemble de la chaîne de valeur pour les entreprises soumises à la déclaration de performance extra-financière.

Mais aussi l’article 29 de la loi Energie climat qui repose sur les 3 principes :

Le climat, notamment avec la publication de la stratégie d’alignement sur les objectifs de température de l’accord de Paris – avec des objectifs quantitatifs d’émissions de gaz à effet de serre tous les cinq ans, jusqu’à 2050 – ainsi que l’alignement des encours (ou du bilan) sur les activités durables de la Taxonomie européenne et sur les activités liées aux énergies fossiles.

La biodiversité, notamment via la publication de stratégie d’alignement sur les objectifs internationaux de préservation de la biodiversité, avec des objectifs chiffrés ;


L’intégration pleine et entière des facteurs ESG dans les dispositifs de gestion des risques, de gouvernance et d’accompagnement de la transition (notamment engagement actionnarial) des acteurs de marché.
Le projet de norme ESRS publié en aout 2022 vise le renforcement obligations de publication sur la stratégie, la gouvernance et la vérification de l’exactitude des données mais aussi d’avantage d’information sur l’environnement, le social… afin de mesurer la durabilité de l’entreprise.


6 européens sur 10  se soucient de la finance durable

Les Européens se préoccupent de la finance durable mais manquent d’informations à ce sujet. C’est la leçon du dernier eurobaromètre publié ce mois-ci. « Plus de 60 % trouvent important que leur épargne et leurs investissements ne financent pas des activités économiques qui ont un impact négatif sur la planète », constatent les auteurs.

Le manque de traçabilité

Seuls 34 % déclarent savoir si leur épargne et leurs investissements privés sont investis dans des activités économiques durables. De la même manière, à peine moins d’un client sur trois (29 %) assurent recevoir des informations sur l’impact des produits ou services financiers et la durabilité. Les Français répondent dans l’ensemble dans le même sens.

Les établissements financiers doivent donc rapidement mener des actions, à la fois pour fournir des informations pour que le consommateur porte des choix éclairés sur les produits financiers et pour mettre en valeur leurs initiatives.


Les blockchains pour le bien

Les blockchains ont la capacité de transformer les banques mais aussi de favoriser l’innovation écologique et sociale. Oui, vous avez bien lu. Aujourd’hui, il existe des solutions peu énergivores et au service des Objectifs de développement durable. 

Par exemple, Cosmos est une plate-forme conçue « pour la vérification des revendications, des accords et des données relatives à l’état écologique ». Regen Network fournit une plate-forme ouverte conçue spécifiquement pour faire fonctionner diverses applications « telles que les crédits carbone régénératifs, la transparence de la chaîne d’approvisionnement, le suivi de la reforestation et les véhicules d’investissement tels que les obligations écologiques ».

Le rapport Blockchain et développement durable publié par Blockchain for Good  montre que les technologies vont aider à mesurer les progrès et échanger de la valeur financière, sociale, écologique…  facilement.


Un gobelet conçu pour être jeté dans la nature

L’entreprise JKS à Gouesnou, qui distribue du café, a développé des gobelets à planter. Ils se transforment en compost pour doper la pousse de plants.

L’entreprise vend ainsi un nouveau produit, tout en valorisant son image et celle de ses clients et en étant écoresponsable.

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